Tournage

Checklist avant tournage

Une checklist avant tournage sert à transformer les incertitudes en décisions : qui doit confirmer quoi, avant quelle heure, avec quelle preuve et quelle solution de repli.

Une checklist avant tournage sert à transformer les incertitudes en décisions : qui doit confirmer quoi, avant quelle heure, avec quelle preuve et quelle solution de repli. Vérifiez le projet, les personnes, le lieu, le matériel et les sauvegardes. Une case cochée doit correspondre à un contrôle réel, pas à une intention.

Adaptez cette liste à votre projet. Un tournage seul, une interview et une fiction en équipe n’ont pas les mêmes besoins. Les risques particuliers doivent être évalués avec des personnes compétentes ; la checklist générale ne remplace pas cette préparation.

Valider la version commune du projet

Lecture croisée de documents de production.

Identifiez la version du scénario, les scènes prévues, le découpage utile et le plan de travail. Vérifiez que les personnes concernées disposent des mêmes documents. Un changement de lieu doit être répercuté dans les horaires, les trajets, les autorisations et les besoins techniques.

Classez les plans par importance pour la scène. Si le temps manque, quelles simplifications conserveront sa compréhension ? Cette décision prépare une adaptation raisonnée. Elle évite de supprimer au dernier moment le seul plan qui explique une action.

L’état attendu n’est pas « plus rien ne changera », mais « les hypothèses et les décisions connues sont partagées ». Conservez un responsable de diffusion des dernières versions.

Confirmer les personnes et les conditions d’accueil

Échange sur le projet entre deux personnes, à proximité du matériel.
  • Chaque personne connaît son horaire, l’adresse, l’accès et le contact utile.
  • Les transports et le retour de l’équipe ont une organisation confirmée.
  • Les tâches et responsabilités correspondent aux compétences des personnes présentes.
  • Les pauses, repas et besoins d’accessibilité sont anticipés.
  • Les scènes sensibles ont été discutées et leurs limites sont connues des personnes concernées.

Les informations alimentaires ou de santé doivent être limitées à ce qui est nécessaire, conservées avec précaution et partagées seulement avec les responsables qui en ont besoin. Une feuille de service largement distribuée n’a pas à devenir un fichier de données sensibles.

Vérifier le décor en conditions de tournage

Repérage d’un atelier et désignation des zones utiles au tournage.

Confirmez l’autorisation et l’étendue de l’usage du lieu avec la personne habilitée. Vérifiez les heures d’accès, les clés, les zones interdites, le rangement et l’état de restitution attendu. Selon le lieu et le pays, d’autres démarches peuvent être nécessaires.

Repérez le bruit, les passages, la lumière à l’heure prévue, l’alimentation électrique, les sanitaires et les voies de circulation. Ne coupez pas un équipement ou un dispositif du bâtiment sans accord. Une solution sonore ne doit pas créer un autre risque.

Préparez le repli météo et la personne qui décidera de l’activer. « Nous verrons sur place » n’est pas encore un plan si le lieu alternatif ou les personnes ne sont pas disponibles.

Tester un enregistrement complet

Essai de matériel sonore à plusieurs autour d’une perche.

Faites fonctionner ensemble la caméra, l’optique, l’alimentation, les médias, le son et les accessoires réellement utilisés. Enregistrez, relisez et écoutez le fichier. Un appareil qui s’allume ne prouve pas que toute la chaîne est opérationnelle.

Contrôlez les réglages convenus, la capacité et la compatibilité des cartes, les batteries et les câbles. Avant de formater une carte, assurez-vous que ses anciens fichiers ont été sauvegardés et validés. Ne traduisez pas « carte prête » par un effacement précipité.

Choisissez des solutions de repli proportionnées. Il peut s’agir d’un second micro, mais aussi d’un autre horaire, d’une réduction du dispositif ou d’un report. Posséder une copie de chaque appareil n’est pas la seule façon de rendre un tournage plus robuste.

Organiser la sécurité et les sauvegardes

Appareils et objectifs rangés dans une valise de matériel.

Identifiez les dangers propres au lieu et à l’action : déplacements, charges, circulation, chaleur, hauteur, eau ou autres situations particulières. Attribuez les responsabilités et faites traiter les interventions spécialisées par des personnes habilitées. L’équipe doit savoir comment arrêter une action et qui prévenir.

Pour les rushes, décidez qui copie, qui vérifie et où les copies sont conservées. La règle 3-2-1 offre un repère de diversification des copies, supports et lieux ; elle ne dispense pas de contrôler l’intégrité, la lecture et l’indépendance réelle des sauvegardes.

Ne réutilisez pas les cartes avant la validation convenue. Deux dossiers sur le même disque ne protègent pas contre la panne de ce disque.

Transformer la liste en décision de départ

Une petite équipe prépare son cadre autour de la caméra.

Pour chaque point restant, notez un statut : confirmé, à résoudre ou bloquant. Une autorisation incertaine, une tâche dangereuse non encadrée ou une chaîne d’enregistrement non testée ne doivent pas disparaître dans une moyenne de cases cochées.

Exercice : imaginez que votre décor extérieur devienne inutilisable. Qui décide ? Qui prévient l’équipe ? Quelles scènes restent tournables ? Si vous ne pouvez pas répondre, ajoutez les informations manquantes à votre préparation.

Pour construire les documents en amont, consultez PRÉPARER UN TOURNAGE DE A À Z. Le guide d’une journée de tournage replace ces vérifications dans le travail du plateau.