Un tournage de drone en Suisse se prépare en reliant la situation de l’exploitant, les compétences du télépilote et les conditions du lieu. Un certificat reconnu ne remplace pas l’examen des zones ; l’application du drone ne remplace pas les informations de l’OFAC.
Ce parcours a été vérifié le 29 octobre 2026. Il vous aide à construire un dossier de décision et un plan de remplacement. Les règles, cartes et procédures de votre opération restent à actualiser avant le vol.
Établir la situation de l’exploitant et du télépilote

Décrivez l’appareil, son équipement, sa classe ou son autre situation réglementaire et l’opération envisagée. Exploitant et télépilote sont deux rôles, même lorsqu’une personne les cumule. Vérifiez séparément les formalités d’enregistrement et les compétences requises.
Les questions fréquentes de l’OFAC précisent notamment qu’un petit drone équipé d’une caméra n’est pas automatiquement exempté d’enregistrement. Ne transformez donc pas le seul poids en règle générale. Conservez les justificatifs pertinents et leur validité dans votre dossier.
Si vous venez d’un autre pays, vérifiez le cadre de reconnaissance de votre situation avant de créer un nouvel enregistrement par réflexe. Les documents qui peuvent être reconnus ne transportent pas les autorisations locales du pays d’origine. Votre fiche doit indiquer ce qui est acquis et ce qui doit encore être contrôlé en Suisse.
Relier la mission au cadre d’exploitation

Décrivez trajet, hauteur par rapport au terrain, personnes présentes, visibilité et moyens d’intervention. La catégorie dépend de l’opération, pas uniquement du fait qu’elle soit rémunérée. Une prise professionnelle peut relever de l’Ouverte si ses conditions sont réunies ; une opération qui les dépasse demande un autre examen.
Les règles de vol de l’OFAC présentent les conditions de l’Ouverte et les situations particulières. Repérez ce qui correspond à l’appareil et au plan. Ne déduisez pas d’un certificat une possibilité de voler au-dessus de toute personne ou hors vue directe.
En montagne, dessinez le relief sous la trajectoire. Une altitude affichée par rapport au point de départ ne raconte pas toute la distance au terrain survolé. Simplifiez le mouvement si vous ne pouvez pas en apprécier correctement les limites. Le guide de repérage aérien aide à préparer cette lecture spatiale.
Lire la carte officielle et les conditions des zones

Ouvrez le site de l’OFAC consacré aux restrictions géographiques de vol. Localisez tout le volume envisagé, puis ouvrez les fiches des zones concernées. Les informations détaillées et l’organisme compétent comptent davantage qu’une couleur isolée.
Notez le type de restriction, son emprise, ses conditions et les démarches requises. Les restrictions nationales et cantonales peuvent concerner des lieux très différents. Vérifiez également accès, protection de la nature et contraintes locales qui s’appliquent au site.
Si un accord est nécessaire, préparez la demande appropriée et attendez son résultat selon la procédure. Un message envoyé, un formulaire ouvert ou une conversation informelle ne doivent pas apparaître comme une autorisation obtenue. Conservez les conditions attachées à la réponse : période, volume ou autre limite pertinente.
Ajouter le DABS et le contrôle du jour

L’OFAC demande aussi de consulter le DABS, bulletin journalier de l’espace aérien suisse. La préparation géographique doit être complétée par la situation temporelle. Le bulletin peut évoluer dans la journée ; une consultation ancienne ne suffit pas à représenter le créneau réel.
Gardez la date et l’heure de vos contrôles avec les références utilisées. Ne recopiez pas un exemple de carte dans votre dossier comme s’il s’agissait de l’état présent du site. Une information contradictoire doit conduire à une clarification avant l’opération.
Sur place, examinez météo, visibilité, accès, personnes et autres aéronefs. Préparez les motifs de report et les consignes de l’équipe. Vous devez encore pouvoir renoncer après avoir consacré du temps au déplacement : le coût de préparation ne rend pas les conditions de vol plus favorables.
Traiter les images et conclure sur un périmètre précis

L’autorisation aéronautique et les droits liés aux personnes ou aux lieux répondent à des questions indépendantes. Évitez de collecter inutilement des éléments privés. Une fenêtre, une terrasse ou un détail permettant d’identifier une personne peuvent demander un cadrage et un usage différents.
Dans un exemple fictif, un plan de chalet paraît possible sur la carte, mais son mouvement révèle la terrasse du voisin et éloigne rapidement l’appareil du relief de départ. Le dossier reste incomplet. Vous pouvez revoir le cadre, analyser les droits et choisir une trajectoire plus simple ; vous ne concluez pas « autorisé » sur la seule absence de couleur au départ.
Votre exercice se réalise sur dossier, sans décoller : réunissez appareil, rôles, cadre envisagé, fiches de zones, contrôle temporel, droits à traiter et alternative. Faites apparaître les réserves avec leur responsable. Le résultat est une méthode de préparation, pas une validation du lieu fictif.
Le guide pour choisir les mouvements de caméra permet de garder l’intention lorsque le trajet change. La formation Filmer avec un drone relie ces vérifications aux décisions de prise de vue et aux limites de votre système.


