DCP-o-matic permet de fabriquer gratuitement un DCP à partir d’un film exporté. Pour préparer une projection, vous devez aussi choisir les bons réglages, contrôler le paquet obtenu et le faire vérifier dans les conditions de la salle. Le fichier que vous regardiez sur votre ordinateur devient un ensemble d’éléments que le serveur de projection doit pouvoir ingérer et lire.
Le point de départ est simple : un master identifié et les spécifications demandées par la projection. Ce guide suit les étapes documentées par DCP-o-matic et propose une fiche de contrôle à remplir sur votre propre film. Il ne présente pas de paquet témoin comme déjà validé en salle et n’impose pas un réglage universel à tous les festivals.
Réunir le master et la demande de projection

Demandez au destinataire le format accepté, la cadence, la langue, les sous-titres, le nombre de canaux sonores et les conditions de remise. Vérifiez s’il accepte un DCP non chiffré et quel standard il attend. Un intitulé de festival ne remplace pas une fiche technique : deux salles d’un même événement peuvent avoir des contraintes différentes.
Préparez un master dont vous connaissez la version, la durée, les dimensions, la cadence et le traitement couleur. Regardez-le intégralement avant la conversion. Un sous-titre oublié ou une mauvaise version du générique restent des erreurs même si la fabrication du DCP s’achève correctement.
Créez une fiche de départ avec le nom du fichier, sa date, sa version et les spécifications reçues. Pour distinguer le paquet, la composition et les responsabilités de livraison, consultez aussi le guide préparer un DCP pour une projection. Ici, nous nous concentrons sur la fabrication dans DCP-o-matic et le contrôle de ses choix.
Créer le projet et ajouter votre film

Téléchargez DCP-o-matic depuis son site officiel et ouvrez l’application qui porte ce nom. La suite comporte d’autres outils pour la lecture et certaines tâches spécialisées. Le parcours de création commence par File > New, puis un nom et un dossier de travail.
Choisissez un emplacement disposant de l’espace nécessaire aux sources et aux données produites. Gardez le projet et le DCP final clairement séparés dans votre organisation. Le dossier de travail du logiciel et le paquet à remettre ne désignent pas automatiquement la même chose.
Ajoutez le master avec Add file(s) et laissez le logiciel examiner son contenu. Vérifiez ce qu’il a reconnu avant de continuer : image, durée, cadence, pistes sonores et éventuels sous-titres. Parcourez les premières images, un passage avec parole et la fin. Le manuel, chapitre de création depuis une vidéo, présente cet import ; sa réussite ne valide pas à elle seule l’interprétation de chaque piste.
Contrôler le cadrage, la cadence et la couleur

Distinguez le ratio du contenu et celui du conteneur DCP. Une image 16/9 peut être placée dans un conteneur avec des bandes de protection : l’étirer pour remplir toute la surface changerait ses proportions. Comparez le cadre attendu à l’aperçu et vérifiez les bords, les titres et les sous-titres.
Dans l’onglet DCP, choisissez la résolution, le conteneur, le standard et la cadence convenus avec la salle. Dans les réglages du contenu, vérifiez comment la source est interprétée. Une cadence choisie pour paraître « plus cinéma » peut modifier la restitution du mouvement ou de la durée. Le logiciel documente plusieurs cas de conversion ; préparez un essai si la cadence source et la destination diffèrent.
Le passage vers les espaces utilisés par le cinéma numérique suppose aussi une interprétation correcte de la couleur du master. Gardez les informations de votre export et consultez les options de conversion du contenu. Évitez de cumuler une transformation déjà appliquée au master avec une seconde transformation supposée identique. Le manuel des paramètres DCP décrit les contrôles ; le résultat doit ensuite être regardé dans une chaîne de projection adaptée.

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Découvrir la formationVérifier les canaux sonores et les sous-titres

Écoutez ce qui correspond à chaque canal. Un fichier stéréo ne devient pas un mixage multicanal parce qu’un projet comporte davantage de sorties. Le nombre de canaux et leur affectation sont deux décisions différentes. Préservez une correspondance explicable entre les pistes du master et les sorties demandées.
Testez une parole située au centre du récit, une ambiance large et un passage de silence. Si vous recevez un mix cinéma séparé, identifiez-le clairement. Ne remplacez pas des pistes à partir de leur seul nom sans contrôler la version et la synchronisation avec l’image.
Pour les sous-titres, distinguez ce qui est déjà incrusté dans l’image de ce qui doit être ajouté comme piste. Vérifiez langue, ponctuation, caractères, synchronisation et position. Un second ajout peut produire deux sous-titrages simultanés. Le guide sur les sous-titres anglais d’un film détaille le travail éditorial ; la fabrication du DCP doit ensuite préserver la version relue.
Lancer la fabrication puis examiner le paquet

Nommez le DCP de façon à retrouver le film et sa version. Les outils de nommage documentés par DCP-o-matic peuvent aider la projection à identifier le contenu. Le nom reste une étiquette de travail, pas une preuve que les canaux ou la langue sont corrects.
Lancez Jobs > Make DCP et surveillez les tâches jusqu’à leur achèvement. Lisez les erreurs et avertissements éventuels. Un arrêt, un espace insuffisant ou une source devenue inaccessible demandent une résolution avant de considérer le paquet comme terminé. Le parcours de démarrage officiel permet de retrouver ces commandes.
Gardez ensemble les éléments produits : les fichiers de médias et les documents qui les décrivent font partie du paquet. Ne livrez pas seulement le plus gros fichier. Si vous choisissez le chiffrement, préparez aussi les conditions de lecture et les KDM avec le destinataire. Un DCP non chiffré accepté par la salle évite cette étape ; aucun choix de chiffrement ne doit être déduit d’un tutoriel générique.
Faire la recette et remettre une version identifiable

Utilisez les outils de lecture et de vérification appropriés pour inspecter le paquet. La vérification technique, la lecture sur ordinateur, l’ingestion sur le serveur et la projection répondent à des questions différentes. L’essai dans la salle reste déterminant pour le cadre, la couleur, le son et la lecture des sous-titres dans les conditions réelles.
| Point à documenter | Ce que vous vérifiez | Trace à conserver |
|---|---|---|
| Version | Le DCP correspond au master relu | Nom, durée et identification de la composition |
| Image | Cadre, proportions, couleur et générique | Passages contrôlés et réserves éventuelles |
| Son | Affectation, synchronisation et écoute | Type de mix et canaux attendus |
| Sous-titres | Langue, présence et lisibilité | Version du fichier et passages délicats |
| Remise | Le paquet complet atteint le destinataire | Support ou transfert, réception et retour de contrôle |
Sur votre premier exercice, choisissez un extrait court autorisé et remplissez cette fiche avant de fabriquer le film complet. Vous apprendrez où se situe chaque validation sans confondre un encodage terminé avec une séance réussie. Pour préparer versions, destinataires et calendrier de diffusion, poursuivez avec la formation DISTRIBUER SON FILM.
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