Dans DaVinci Resolve, vous pouvez créer une piste de sous-titres, corriger son texte et son minutage, puis exporter une vidéo sous-titrée ou un fichier séparé. Ce sont deux livraisons différentes : dans la première, les mots deviennent des pixels de l’image ; dans la seconde, le lecteur peut les afficher selon les possibilités de la plateforme.
Commencez sur une séquence courte dont le montage est stable. L’objectif n’est pas seulement d’obtenir une transcription : il faut pouvoir lire, comprendre et regarder le film en même temps. Ce parcours vous accompagne de la première entrée à la vérification du fichier livré, avec une méthode manuelle utilisable sans génération automatique.
Choisir entre sous-titres incrustés et fichier séparé

Un sous-titre incrusté reste visible dans la vidéo exportée. Sa présentation est maîtrisée, mais le spectateur ne peut pas le désactiver et il ne peut pas changer de langue à partir de cette image seule. Un fichier SRT accompagne la vidéo et contient principalement du texte et des repères temporels. Son apparence finale dépend du lecteur.
Demandez donc la livraison attendue avant de régler les styles. Pour une publication en ligne, un SRT peut être préférable lorsqu’il est accepté. Pour une vidéo qui doit rester lisible sans activation particulière, une version incrustée peut être demandée. Certains projets nécessitent les deux, avec un nom distinct pour chaque fichier vidéo.
Un SRT ne remplace pas toutes les fonctions d’un format de sous-titrage plus riche. Si un diffuseur impose un format précis, suivez sa fiche de livraison. Blackmagic détaille les formats pris en charge sur la page Montage. Décidez du format avant la dernière heure d’export, pour éviter de reconstruire les sous-titres au dernier moment.
Créer une piste et poser les premières entrées

Ouvrez la page Montage, appelée Edit dans l’interface anglaise. Dans le menu contextuel des en-têtes de pistes de la timeline, utilisez Add Subtitle Track pour ajouter une piste de sous-titres. Elle apparaît au-dessus des pistes vidéo. Nommez-la avec sa langue et son usage, par exemple « Français — version complète ».
Ajoutez un sous-titre avec le générateur de sous-titres de la bibliothèque d’effets, puis sélectionnez son bloc pour saisir le texte dans l’Inspecteur. Placez son début et sa fin sur la portion de parole correspondante. Pour le suivant, créez un autre bloc : un seul long paragraphe sur toute l’interview sera difficile à régler et à lire.
Si vous disposez déjà d’un SRT correspondant au même montage, importez-le et placez ses entrées dans la timeline. Contrôlez immédiatement le premier et le dernier échange. Un décalage constant peut venir d’une origine temporelle différente ; un décalage qui augmente peut signaler un problème de version ou de cadence. Ne corrigez pas cent blocs avant de comprendre ce décalage.
Corriger les mots avant d’accélérer la mise en forme

La génération à partir de la voix peut accélérer un premier jet lorsque votre édition dispose de cette fonction. La transcription et les sous-titres issus de l’audio font partie des fonctions Studio documentées par Blackmagic ; ne confondez pas cette aide avec la création manuelle ou l’importation d’un SRT. Vérifiez la version et l’édition installées dans l’aide du logiciel.
Quelle que soit l’origine du texte, écoutez à nouveau les noms propres, les chiffres, les négations et les passages où deux voix se croisent. Un mot apparemment proche peut inverser l’idée. Contrôlez aussi les accents et la ponctuation : ils doivent aider à lire la phrase, pas transcrire chaque hésitation par une suite de signes.
Conservez le sens et les informations utiles. Si la lecture devient trop dense, retravaillez les coupures et, lorsque le type de sous-titrage l’autorise, la formulation avec soin. Ne supprimez pas une nuance uniquement pour faire tenir le bloc. Pour un sous-titrage accessible, les informations sonores et l’identification des voix demandent également une attention spécifique.

APPRENDRE DAVINCI RESOLVE
Apprenez le montage, la couleur, le son et la livraison dans DaVinci Resolve.
Découvrir la formationRégler le rythme et préserver l’image

Lisez les sous-titres à vitesse normale, avec le son, puis sans le son. Posez-vous une question simple : avez-vous le temps de finir la phrase sans perdre l’action ? Si vous devez mettre sur pause, le spectateur risque aussi de décrocher. Coupez les groupes de mots à un endroit naturel, plutôt qu’au milieu d’un nom ou d’une expression.
Dans l’Inspecteur, réglez le style de la piste pour obtenir une base cohérente. Une modification de piste évite de reprendre chaque entrée séparément. Gardez les modifications individuelles pour des besoins précis, puis surveillez les exceptions qui rendent l’ensemble irrégulier.
Vérifiez la taille sur le format final et sur un petit écran. Un texte lisible sur un grand moniteur peut être trop petit sur téléphone ; un sous-titre placé très bas peut rencontrer les commandes d’un lecteur. Contrôlez les images claires et sombres, les visages et les cartons déjà présents. Le sous-titre doit rester lisible sans recouvrir l’information dont la scène a besoin.
Exporter la bonne version et contrôler le résultat

Dans les réglages de livraison de la page Deliver, choisissez l’option de sous-titres adaptée : incrustation dans la vidéo ou export séparé lorsque le format le permet. Vérifiez la piste concernée et la plage exportée. Une piste française désactivée ou la mauvaise langue sélectionnée peut donner un fichier techniquement lisible mais inutilisable.
Pour le SRT, ouvrez le fichier dans un éditeur de texte : les accents doivent être intacts et les entrées doivent porter des temps de début et de fin cohérents. Cette lecture ne suffit pas : rechargez le SRT dans un lecteur ou sur la destination qui l’accepte, avec la vidéo correspondante, afin de vérifier la synchronisation réelle.
N’envoyez pas une vidéo déjà incrustée avec le même sous-titrage activé dans le lecteur sans le remarquer : les lignes peuvent apparaître deux fois. Gardez des noms explicites pour la version sans sous-titres, la version incrustée et le fichier de langue. Vous pourrez ainsi corriger une faute sans confondre les livraisons.
Sous-titrer trente secondes et valider trois contrôles

Choisissez trente secondes de votre montage avec deux phrases, un nom propre et une courte pause. Créez les entrées manuellement, puis faites relire le passage à une personne qui n’a pas écrit le texte. Demandez-lui ce qu’elle comprend, sans lui montrer votre transcription avant la lecture.
Exportez une vidéo courte avec sous-titres incrustés, une version sans incrustation et son SRT séparé. Contrôlez trois moments : la première phrase, une reprise après le silence et la dernière réplique. Relisez aussi les caractères français, dont « é », « œ » et les apostrophes.
Votre essai est prêt si les deux modes de lecture donnent le même sens, si les mots restent synchronisés et si les sous-titres n’apparaissent qu’une fois. Conservez ce petit exemple comme référence de livraison pour le reste du film. Il vous permettra de détecter plus vite une différence de style, de langue ou de réglage lors d’un prochain export.
Pour aller plus loin.
Trois formations pour approfondir votre pratique.

CRÉER DES VIDÉOS POUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
Concevez, tournez et montez des vidéos adaptées aux usages des plateformes.
Découvrir la formation
RÉALISER UN DOCUMENTAIRE
Développez un documentaire, du choix du sujet à la construction du film au montage.
Découvrir la formation
CRÉER UNE CHAÎNE YOUTUBE PROFESSIONNELLE
Construisez votre chaîne et organisez la publication de vos vidéos.
Découvrir la formation


