Postproduction

Travailler avec des proxies dans DaVinci Resolve

Montez plus facilement en gardant un retour vérifiable vers les originaux.

Un proxy est un fichier de travail relié à un original, choisi pour rendre le montage plus pratique. Il peut alléger les échanges ou faciliter la lecture, mais sa présence ne prouve ni que l’original est sauvegardé ni que le master sera fabriqué avec celui-ci.

Dans DaVinci Resolve, la méthode utile consiste à préparer cette relation, la contrôler sur un petit ensemble, puis vérifier le retour aux originaux avant la finition. Les repères de commandes ci-dessous correspondent au manuel 21.1 ; leur traduction peut varier selon la langue de l’interface.

Choisir ce que le proxy doit permettre

Une femme prend des notes près d’un ordinateur, d’un disque et d’un minuteur.

Définissez la tâche : monter sur un portable, transmettre une sélection à distance ou soulager le décodage de sources difficiles. Le plus petit fichier n’est pas toujours le plus agréable à monter. La résolution, le codec, le débit et la machine interviennent ensemble.

Prenez trois plans représentatifs : un mouvement, une prise longue avec son et un plan contenant les détails nécessaires aux décisions. Essayez un format disponible dans votre environnement. Regardez si le point reste assez lisible, si la lecture tient et si le fichier peut être utilisé par l’autre poste.

Distinguez proxy et cache d’effets. Un plan ralenti par un traitement lourd ne devient pas forcément fluide parce que son média source est plus léger. Le manuel Resolve 21.1 décrit ces outils comme des mécanismes distincts. Votre choix dépend de l’étape qui freine réellement le travail.

Préparer les originaux et les identifiants

Des boîtiers de cartes, un disque et un ordinateur sont disposés près d’une caméra.

Copiez et contrôlez les sources avant la fabrication des dérivés. Conservez l’organisation des cartes et des journées. Ne renommez pas les originaux pour simplifier le nom des proxies. Un identifiant compréhensible dans le chutier peut coexister avec le nom réel du fichier.

Notez le timecode, la cadence et l’identité de la prise. Si les proxies viennent d’un autre logiciel, vérifiez les conditions de rattachement de la version utilisée. Dans le manuel 21.1, les fichiers externes doivent notamment correspondre en nom sans extension, cadence et timecode, dans un format pris en charge.

Réservez un emplacement distinct pour les dérivés et assez d’espace pour leur fabrication. Ne mélangez pas les seuls exemplaires des originaux avec des fichiers considérés comme recréables. La méthode de sauvegarde des projets vidéo complète cette séparation des objets.

Générer et contrôler un premier ensemble

Une femme organise des médias devant un écran et une fiche de travail.

Dans les réglages du projet, identifiez format, résolution et emplacement de génération des proxies. Sélectionnez ensuite quelques clips dans la bibliothèque de médias et utilisez Generate Proxy Media. Attendez la fin de l’opération avant de conclure qu’un fichier manque.

Contrôlez le résultat plutôt que le seul succès du calcul. Ouvrez les plans, vérifiez durée, début, fin, cadrage et son. Un proxy de qualité visuelle modeste peut convenir au rythme ; il peut être insuffisant pour choisir un point ou juger une texture. Écrivez cette limite dans les consignes du montage.

Si des fichiers ont été déplacés ou produits ailleurs, la commande Link Proxy Media rattache les dérivés aux sources. Faites d’abord l’opération sur le petit ensemble. Regardez le plan réellement obtenu, notamment si plusieurs journées contiennent des noms semblables. Un symbole de rattachement ne remplace pas cette comparaison.

Savoir quel média est utilisé à chaque étape

Une femme compare des images d’une scène sur deux écrans.

Le menu Playback > Proxy Handling propose notamment la préférence pour les proxies ou pour les originaux. Préférer un média ne signifie pas que l’autre est disponible. Vérifiez le comportement lorsqu’un fichier manque au lieu de déduire sa présence du seul fait que la timeline se lit.

Sur un projet d’essai indépendant, notez trois états : original présent, proxy présent, puis disponibilité des deux. Ne provoquez pas ce test en déplaçant les seuls originaux d’un projet actif. Utilisez des copies de fichiers et conservez une sortie facile vers l’état initial.

Imaginez une interview dont le proxy contient un rendu de visionnage. Au montage, ce rendu aide à voir les visages. À l’étalonnage, l’original doit être interprété correctement ; lui appliquer encore une transformation déjà intégrée à un dérivé peut changer la comparaison. Conservez la recette de fabrication pour identifier cette différence.

Vérifier le retour avant de livrer

Une femme prépare une sortie vidéo avec une image de paysage sur deux écrans.

Avant la finition, remontez la relation entre timeline et originaux. Contrôlez une coupe, un ralenti, un recadrage et une prise longue. Le retour doit retrouver le bon instant du bon fichier, pas seulement une image plausible de la même scène.

Le manuel distingue aussi les options de média utilisées à l’export. Examinez notamment l’option Use proxy media dans les réglages avancés de livraison. Pour un master prévu depuis les sources, vérifiez leur disponibilité et effectuez un export de contrôle ; pour une copie de travail fabriquée depuis les proxies, identifiez clairement cette origine.

Votre exercice consiste à monter trente secondes avec trois dérivés, revenir aux originaux et conserver les deux exports de comparaison. Notez ce que vous avez observé et les opérations non encore testées. Cette preuve vaut pour ce protocole et ces fichiers, pas pour tous les codecs.

Le guide pour organiser la postproduction d’un film aide à prévoir les échanges. La formation Apprendre DaVinci Resolve replace proxies, montage et livraison dans un parcours complet.

Pour approfondir : retrouver les médias hors ligne, réduire les ralentissements Resolve.