Blender peut monter des vidéos sans construire une scène 3D. Son séquenceur vidéo organise des bandes d’images, de films et de sons sur une durée commune. Pour commencer, vous devez comprendre les bandes, les canaux et la plage de rendu avant de chercher des effets.
Vous allez préparer un portrait de lieu en vingt-quatre secondes, avec quatre vidéos et une ambiance enregistrée. Ce parcours s’appuie sur le séquenceur de Blender 4.5 LTS, dont la documentation reste identifiable. Il propose un exercice à réaliser ; les performances de votre ordinateur et le fichier final ne sont pas présentés comme déjà vérifiés.
Choisir le séquenceur vidéo pour ce premier montage

Blender réunit plusieurs activités : modélisation, animation, compositing et montage. Pour cet exercice, choisissez le modèle de travail Video Editing, ou affichez un éditeur Video Sequencer avec sa prévisualisation. Vous n’avez pas besoin d’animer le cube de départ pour assembler des prises de vue.
Le manuel du séquenceur décrit l’organisation des médias dans cet espace. Une bande, appelée strip, représente une source sur la timeline. Plusieurs bandes peuvent se succéder ou se superposer. Les canaux servent à leur organisation ; ils ne désignent pas automatiquement les canaux gauche et droit du son.
Blender est un logiciel libre. Téléchargez une version officielle adaptée à votre système, puis utilisez le manuel de cette version. Le mot « dernière » dans une adresse peut renvoyer plus tard à une interface différente. Ici, les repères 4.5 LTS permettent de retrouver les commandes documentées, même si vous choisissez ensuite de travailler avec une version plus récente.
Préparer les sources et les paramètres de sortie

Choisissez un lieu accessible et autorisé : un atelier, une bibliothèque personnelle ou une pièce en préparation. Filmez un plan d’ensemble, deux détails et une action. Enregistrez aussi une ambiance sans parler près du microphone. Vous pourrez travailler la présence du lieu sans devoir expliquer toute son histoire.
Rangez les fichiers dans un dossier de médias et sauvegardez le projet Blender à côté. Dans les propriétés de sortie, choisissez la définition, la cadence et la plage d’images. Pour le calcul de cet atelier, nous utiliserons une lecture à 24 images par seconde. Cela ne constitue pas un choix universel pour tous vos films ; le guide choisir sa cadence explique les autres contraintes.
Vingt-quatre secondes à 24 images par seconde représentent 576 images affichées. Avec un début à l’image 1, la fin inclusive est donc l’image 576. Une plage commençant à zéro aurait une autre borne finale. Cette petite vérification évite d’exporter des secondes vides parce que la fin de scène est restée sur une ancienne valeur.
Ajouter et déplacer les bandes sans les confondre

Placez la tête de lecture au début et utilisez Add pour ajouter les films et les sons. La présentation des bandes distingue notamment Movie, Sound et Image. Une vidéo peut donner une bande d’image et une bande sonore associée : observez ce qui est créé avant de supprimer une partie.
Placez les quatre films dans un ordre lisible. Sélectionnez le corps d’une bande pour la déplacer, ses poignées pour changer ses limites. Un déplacement vertical change de canal ; un déplacement horizontal change sa place dans le temps. En cas d’erreur, annulez immédiatement plutôt que d’ajouter plusieurs corrections dont vous ne comprenez plus l’effet.
La bande la plus haute peut masquer ce qui se trouve sous elle selon son contenu et son mélange. Si la prévisualisation montre une image inattendue, examinez la position de la tête de lecture, les bandes présentes et leurs états, puis isolez-les. Un problème d’affichage dans le séquenceur n’appelle pas nécessairement un changement de caméra 3D ou de moteur de rendu.

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Commencez par un montage sans transition. Le plan d’ensemble situe le lieu, les détails orientent l’attention et l’action montre comment il est utilisé. Vous pouvez aussi commencer par un détail mystérieux et révéler l’ensemble ensuite, si cette progression sert votre intention.
Les commandes de montage des bandes permettent déplacement, ajustement des limites et gestion des espaces. Raccourcissez les attentes avec les poignées. Vérifiez ce qui arrive lorsque deux bandes se rencontrent : le mode de chevauchement peut déplacer, écraser ou réorganiser des éléments selon les réglages. Ne supposez pas que tout glissement produit le même résultat.
Placez l’ambiance sur un canal identifiable et ajustez son niveau. Faites-la commencer et finir avec soin. Un son continu peut relier plusieurs images, mais il ne doit pas inventer une activité absente du lieu. Pour une approche plus générale de la progression, consultez le guide construire un premier bout-à-bout.
Réaliser le portrait de lieu en 576 images

Utilisez cette répartition comme une contrainte d’atelier, pas comme une durée idéale pour tous les portraits. À 24 images par seconde, les quatre passages ci-dessous donnent vingt-quatre secondes au total.
| Passage | Durée | Nombre d’images | Fonction |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 6 s | 144 | Situer les rapports dans l’espace |
| Premier détail | 4 s | 96 | Attirer l’attention sur une matière |
| Action | 9 s | 216 | Montrer l’usage du lieu |
| Dernier détail | 5 s | 120 | Terminer sur une trace ou une conséquence |
Vérifiez 144 + 96 + 216 + 120 = 576. Les bandes doivent couvrir la plage prévue sans trou involontaire. Si un passage est plus court que sa durée cible, ne l’étirez pas automatiquement en répétant sa dernière image : changez la répartition ou choisissez une autre prise qui porte l’information nécessaire.
Préparez une variante où l’action arrive en premier. Conservez la durée globale et faites regarder les deux montages. Demandez quelle image permet de reconnaître le lieu et laquelle donne envie de rester. Le but est de relier une opération du séquenceur à une décision de regard, plutôt que d’apprendre des raccourcis sans film à construire.
Régler le rendu et relire la vidéo obtenue

Avant le rendu, vérifiez la source de sortie, la plage d’images et le chemin du fichier. Pour produire une vidéo, les propriétés de sortie permettent notamment de choisir FFmpeg Video puis un conteneur et un codec compatibles. Une séquence d’images constitue une autre sortie possible ; elle ne donne pas à elle seule un fichier vidéo sonorisé.
Lancez le rendu de l’animation lorsque votre montage et sa sortie sont prêts. Si le résultat ne correspond pas à la prévisualisation, examinez d’abord les paramètres du séquenceur et de sortie, pas seulement l’encodage. Lisez ensuite le fichier avec un lecteur indépendant : durée de vingt-quatre secondes, première et dernière image, présence de l’ambiance et absence de trou noir.
Pour développer le choix des plans et le rythme, découvrez Maîtriser le langage du cinéma. Cette formation nourrit les décisions de montage ; elle ne se présente pas comme un cours Blender. Votre prochaine étape peut être un deuxième portrait de lieu où vous modifiez une seule contrainte : ordre, durée ou relation entre l’image et le son.
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